journal des communistes de la Croix-Rousse depuis 1983
JUIN 2017
débats d'idée - champs libre
Nathalie Perrin-Gilbert - Aline Guitard : regards croisés sur deux engagements au service des citoyens
par Stéphane et Philippe

A quelques semaines du premier tour des législatives,le Grain De Sel a rencontré Nathalie Perrin-Gilbert et Aline Guitard .Ces deux militantes de terrain nous exposent leur parcours et leur vision politique : pour une union à gauche au delà des divergences !

Le Grain De Sel : Quelles sont les origines de vos engagements politiques respectifs et quelles sont vos motivations pour vous présenter à ces élections législatives ?

Nathalie Perrin-Gilbert :

Mon engagement s’est basé sur la nécessité de combattre les injustices, qu’elles soient sociales ou sociétales, et un attachement fort aux libertés fondamentales et aux droits humains.
La politique m’étant apparue comme l’un des moyens d’agir pour défendre ces droits et lutter contre les inégalités, j’ai fait le choix d’entrer au PS au moment des élections municipales de 1995 avec l’idée d’agir concrètement dans ma ville, sans être nécessairement candidate mais pour intégrer une équipe.
Après avoir eu un mandat au conseil municipal de Lyon et au Grand Lyon, je suis devenue maire du 1er arrondissement en 2001.

J’ai été aussi secrétaire nationale du PS déléguée au logement, qui est un droit fondamental. C’est à ce moment-là que j’ai commencé à prendre mes distances avec le PS.
En effet, j’ai été proche de Martine Aubry et de la force de ses valeurs, mais, malgré ses convictions, la machine était plus forte car ce parti était tourné sur lui-même et plus vers les citoyens et le monde des idées. J’ai ressenti un manque sur l’élaboration idéologique car la transformation sociale et économique n’était plus son objectif.
De plus, j’ai vu fonctionner l’exécutif municipal lyonnais et je me suis trouvée assez vite mal à l’aise avec des décisions politiques prises sur le parrainage des sans-papiers, par exemple, auquel M. Collomb était opposé ou encore le projet du Grand Stade contre lequel j’étais la seule élue socialiste à m’opposer.

Devant ces fonctionnements contraires à mon engagement, j’ai alors souhaité me mettre en disponibilité du parti pour me présenter sur une liste citoyenne contre le PS. Le parti n’a d’ailleurs dans ce cas pas hésité à appliquer la sanction de l’exclusion, mais c’était plutôt un divorce par consentement mutuel.
Nous avons alors fondé le GRAM* en décembre 2011 avec l’objectif, à l’échelle d’un territoire, de réussir à réunir des habitants, des acteurs de la vie locale et économique et des universitaires pour partager nos visions, nos idées face à l’apathie de la pensée et une dépolitisation que je déplorais.

Je suis restée 17 ans au PS, une vraie famille politique, et la quitter fut un deuil car il y a des gens de qualité au PS mais je suis convaincue qu’il y a une autre voie citoyenne pour se forger une pensée dans l’action.
J’illustrerai cette voie par la notion d’archipel citoyen où l’on respecte les singularités des territoires, des habitants, et où l’on essaie de tisser un projet de la manière la plus horizontale et fédérative possible.


Aline Guitard :

Mon engagement n’était pas, au départ, politique en tant que tel mais basé sur des actions militantes contre l’apartheid en Afrique du Sud et ma mobilisation pour la libération de Mandela avec les jeunesses communistes, la seule organisation en France qui luttait contre ce régime. Il fut d’ailleurs très cocasse de remarquer le nombre d’organisations qui se glorifiaient d’avoir pris part à cette lutte… après sa libération. Mon engagement était donc quelque chose de plus viscéral car je trouvais insupportable qu’au XXème siècle l’on parque des hommes et des femmes parce qu’ils étaient noirs.
Ce militantisme contre l’indignité, je l’ai aussi trouvé dans des luttes locales dès 1989 pour les droits de ceux que l’on n’appelait pas encore les sans-papiers, avec le soutien à Ryad Zitoun, jeune réfugié syrien.
J’ai pris aussi des responsabilités à l’UEC** et à l’UNEF*** dont j’ai été élue au CROUS**** durant toutes mes études.

Pendant longtemps, ce cheminement militant m’a fait me sentir devenir communiste et m’a ainsi permis de porter mon engagement sur les idées et pas uniquement par la colère. Militer à l’UEC fut ainsi un soulagement puisque je n’avais plus le sentiment d’être toute seule dans mon envie d’hurler devant ces injustices.
Après mes études, j’ai décidé de m’investir au PCF, sans avoir d’autres ambitions que le travail de militante de terrain et de renforcer l’organisation du parti tant pour accueillir les adhérents que pour renforcer son pouvoir d’action localement.

En 2000, j’ai refusé d’être candidate aux municipales car ce n’était pas une forme d’action qui me convenait. En effet, à l’époque, la façon dont se faisait le travail entre les militants et les élus communistes ne me convenait pas.
L’action locale sur le quartier de la Croix-Rousse a pris de plus en plus d’importance, ce qui a permis d’avoir une vision plus globale sur la ville et de monter une équipe qui est au aujourd’hui à la direction de la section de Lyon. Cette structuration politique de l’action locale a permis de mener la bataille du Front de Gauche et aussi de Lyon Citoyenne et Solidaire*****.
La question d’être candidate est venue plus tardivement quand s’est posée dans notre action quotidienne, l’impérative nécessité de trouver une autre conception du travail commun entre les élus et les militants communistes.


GDS : Vous avez souhaité rassembler le plus largement possible, sur quelle base s’est créée cette union ?

NPG :

Etre un mouvement citoyen, cela ne veut pas dire être anti parti politique, c’est avant tout faire le choix d’un pas de côté pour, peut-être, pouvoir mieux travailler avec des organisations partisanes et porter une voix que les partis n’incarnent plus forcément.
Etre un mouvement citoyen, c’est aussi chercher une autre forme de construction collective et, toujours dans cette articulation entre le territoire et la pensée, aller vers des échelles plus grandes et des actions plus structurantes.

Je m’engage dans cette voie, car je suis convaincue que les valeurs rassemblent et que les partis divisent car les étiquettes partisanes empêchent les unions et de cette division, on en retire la défaite. On l’a vu à gauche au 2ème tour de cette présidentielle et c’est pour cette raison qu’il est nécessaire de faire ce pas de côté pour être l’un des vecteurs de la reconstruction de la gauche et permettre la sortie de l’impasse de l’opposition entre partis. On le voit encore pour les législatives où chaque parti présente son candidat pour avoir des financements, au risque de disparaître de l’Assemblée Nationale.

C’est à travers ces constats que je suis persuadée que l’organisation politique est d’abord au service d’elle-même avant d’être au service de l’intérêt général. L’intérêt général pour notre pays aurait été d’avoir un candidat de gauche au deuxième tour et d’envoyer un maximum de députés de gauche à l’AN. Resituer la finalité de l’engagement politique, ce n’est pas l’intérêt d’un parti, mais l’intérêt général et le projet de transformation sociale et économique sur lequel doit se baser toute union.

A Lyon, cette union ne vient pas de nulle part, on l’a testée dès les élections municipales de 2014 et nous avons réussi à trouver une base programmatique commune à travers Lyon Citoyenne et Solidaire.
Et c’est ce que j’ai apprécié avec le PCF dans les discussions, même si par la suite tout n’a pas été simple sur les questions de fonctionnement. Nos idées étaient d’abord discutées avant les questions de place et nous avons réussi à construire un projet commun, et il n’y a rien de plus fort que cela.
Si une union repose sur une simple alliance stratégique, sur un accord calculé et des intérêts respectifs, cela ne peut pas tenir. Si c’est une base programmatique et des valeurs partagées et que nous avançons ensemble, l’union est beaucoup plus solide et nous le voyons au quotidien pour les législatives.

 AG :

Sur les partis politiques, je ne vais pas être du même avis que Nathalie, même si parfois être membre d’un parti peut être compliqué, même si parfois mon organisation politique me met en colère. Un parti politique ne doit pas être une structure qui s’autoalimente, mais doit avoir la capacité de la mise en commun d’idées, de la formation collective et du partage d’intelligences. C’est le même principe pour les mouvements citoyens, cela reste un groupe de gens qui décident de se mettre ensemble pour construire un projet.

Sur l’union, cela a toujours été un fil conducteur pour moi. Lorsqu’en 2005, le PCF a été en capacité d’ouvrir son espace et de partager le non du TCE****** avec d’autres organisations, ça a été un moment important car cela a permis de travailler avec des groupes et des dynamiques locaux, de multiplier des rencontres et de mettre en œuvre un travail commun qui dépassait largement les logiques partisanes.
Cette mobilisation commune sur le TCE a aussi permis d’aborder un débat important dans la section, à savoir la manière dont nous devons travailler de façon plus ouverte pour les prochaines échéances électorales locales. Même si en 2008, cette volonté de rassemblement n’a pas été suivie, cette base a permis en 2009 d’organiser, à mon initiative, la première réunion départementale du Front de Gauche.

Au-delà de porter un programme communiste, qui sera toujours celui qui me correspond le mieux, l’essentiel est de créer une dynamique. C’est aussi ce que nous portons dans l’Appel des 100******* depuis un an où nous répétons que c’est un programme que nous soutenons et pas une personne.
Cela ne m’a donc pas semblé absurde, devant l’état des forces de gauche au soir du 1er tour de la présidentielle, de dire qu’il fallait arrêter de jouer avec son étendard personnel et plutôt interroger comment on fait élire un maximum de députés qui portent des idées pour contrer le projet de Macron que nous expérimentons localement depuis de nombreuses années.
Et cette nécessité d’élire des députés qui batailleront contre Emmanuel Macron a été encore plus fortement ressentie à Lyon, et l’union pour y arriver a pu se faire car l’on travaille ensemble depuis 3 ans dans le respect mutuel, même si nous ne sommes pas toujours d’accord.
C’est vrai que cette alliance aurait pu être encore plus large puisque la quasi-totalité des candidats de gauche sur la circonscription sont des gens avec qui nous travaillons soit au sein du Front de Gauche soit au sein de Lyon Citoyenne et Solidaire et nous ne pouvons que regretter que les organisations n’aient pas pu se mettre d’accord pour porter un projet commun.


GDS : Quel point de vue avez-vous sur le gouvernement d’Emmanuel Macron d’une part, et d’autre part, quel regard portez-vous sur le « système Collomb » que celui-ci voudrait mettre en place à l’échelle nationale ?

NPG :

Dans les parallèles que nous pouvons opérer entre les deux hommes est celui du mythe du self-made-man.
Comme Emmanuel Macron, Gérard Collomb met en récit son histoire personnelle et professionnelle. Il se présente comme un perdant d’élections durant de longues années (élu depuis 1977) et puis, par la seule force de son travail et pas aidé par le PS, il aurait gagné les élections de 2001.
Il rappelle à l’envi que c’est lui qui a sorti le quartier de Vaise de la désolation et qui a redynamisé le quartier de la Duchère quand il était maire d’arrondissement et c’est uniquement cette réussite spectaculaire qui l’a amené à devenir Maire de Lyon.
La réalité est bien différente, et c’est d’abord et avant tout parce que Raymond Barre ne voulait pas de successeur issu de son parti qui a permis l’ascension favorable de Gérard Collomb.
Il y a eu ainsi une entente politique entre les deux hommes. Et donc comme Macron, il a bénéficié de circonstances favorables, particulièrement la désunion à droite, qu’il a su saisir.
Il a dès lors maîtrisé les réseaux au lieu d’avoir un vrai gouvernement de gauche pour cette ville. C’est ce que j’attendais en 2008. En 2008 il nous avait assuré un coup de barre à gauche. Pour moi être à gauche c’est avoir un programme social, culturel, économique qui fait sens mais c’est aussi une manière de construire notre ville en associant les élus et les citoyens à la décision, de libérer des énergies et des sources de création plutôt que les mettre sous une chape de plomb.
Plutôt que d’assumer ce coup de barre à gauche, Gérard Collomb a préféré conforter les réseaux conservateurs existants pour assurer sa réélection.
Le système Collomb, c’est ça et il y a un peu la même chose chez Emmanuel Macron.

Gérard Collomb accueille Macron dans les salons de l’Hôtel de Ville, encore ministre mais qui ne parle que d’ « en Marche », pour lui faire rencontrer des promoteurs et commencer sa levée de fonds. Macron a bénéficié des réseaux d’élus locaux. Nous sommes donc loin du self-made-man qu’il voudrait nous vendre.

De façon moins gentille, Emmanuel Macron et Gérard Collomb sont deux seigneurs d’opportunisme qui symbolisent la démission du politique. C’est le règne de l’opportunisme et du « prêt à tout pour réussir », jusqu’à des accords improbables et la réunion de soutiens dont on sait qu’ils ne partagent pas de valeurs communes. Tout cela sous le couvert de la réconciliation et de la bienveillance. Et quand on a testé la bienveillance à Lyon, cela me fait bien sourire !

Gérard Collomb, c’est des effets d’annonce, mais ce n’est pas une politique construite malgré certains coups réussis. Et on le voit particulièrement dans la politique foncière où il n’y a aucune vision sur le patrimoine que l’on vend au coup par coup au plus offrant, en se faisant quelques plaisirs comme la tour Incity.

Gérard Collomb n’est pas un visionnaire, juste un opportuniste qui manœuvre pour prendre et garder le pouvoir. Et Emmanuel Macron, comme Gérard Collomb, aime la puissance qu’il recherche grâce à une plasticité et une capacité de s’adapter pour faire croire à des personnalités très différentes qu’il peut y avoir une union possible.
Avec Nicolas Hulot par exemple, je pense que la lune de miel ne va pas durer longtemps puisque seuls la puissance et le pouvoir portent Macron.
Emmanuel Macron et Gérard Collomb se sont donc trouvés sur cet opportunisme qui n’est pas du pragmatisme, encore moins de la politique, au sens noble du terme.
Gérard Collomb est par exemple tout à fait capable de prononcer un discours d’Allende en se servant de sa culture politique de gauche uniquement pour assouvir sa soif de pouvoir.
Emmanuel Macron lui a construit de toute pièce un enthousiasme qui n’était pas réel lors de ses meetings.
Ce sont donc des destructeurs du sens politique, des services publics, mais aussi des partis politiques sous l’illusion d’un rassemblement qui transcenderait les partis. C’est pour cela que j’ai du mal avec les grands écarts idéologiques, et leur confusion peut mener à Marine Le Pen.


AG :

Je pense qu’il y a une pensée néolibérale derrière les discours de Gérard Collomb comme ceux de d’Emmanuel Macron. Avec Collomb, on est depuis fort longtemps sur des alliances qui vont vers la droite et les cautions de gauche ne sont là que pour tenter de préserver son image d’homme socialiste. Mais au-delà de cette imagerie, quand Gérard Collomb va chercher des individus comme Thomas Rudigoz ou Richard Brumm, qui avait publiquement dit qu’il était sarkoziste et qu’il voterait Sarkozy à la présidentielle, il montre clairement ses orientations dans son choix de société.

Gérard Collomb n'a pas de vision d'une ville tournée vers ses habitants. Il construit une image vendable, qu'il prétend créatrice de richesses et donc de bien être, mais une ville ce sont des quartiers à vivre, pas seulement des bureaux mais aussi des logements, de la mixité sociale, des services publics ... .

Et l’on retrouve chez Emmanuel Macron cette même stratégie avec quelques ministres pour donner une caution de gauche, même si je ne suis pas convaincue que Nicolas Hulot porte des idées de gauche. Mais derrière cette stratégie de pouvoir, il y a l’idée d’une société qui a abdiqué devant la possibilité de changer. Le capitalisme est accepté, revendiqué, et Gérard Collomb et Emmanuel Macron se sont bien rencontrés sur ce principe.

Ils sont aussi sur des postures identiques sur la loi travail, et lorsque l’on voit comment les agents de la ville de Lyon sont maltraités dans leur quotidien (comme, par exemple, les agents municipaux suite à la fermeture de l’internat Favre), on peut craindre un chemin identique dans une mise en œuvre nationale déjà bien entamée avec les moutures précédentes de la Loi El Khomri.

Idem sur la question du logement où l’on construit chichement du logement qui n’a de social que le nom sans se soucier des personnes à la rue, des sans-papiers ou des classes les plus modestes qui ne peuvent accéder qu’au logement très social.
Or c'est justement ce que Collomb et ses équipes ne construisent plus ou presque plus à Lyon aujourd'hui !
On retrouvera ainsi à l’échelle nationale la même politique portée par les mêmes gens, tous les postes dévolus à l’économique ou à la justice étant tenus par des ministres de droite.

Gérard Collomb l’a suffisamment répété lors de la primaire socialiste : la seule solution pour s’en sortir est ce qu’il expérimente et met en œuvre à Lyon.
Et nous savons que ce que produit ce laboratoire néolibéral depuis 15 ans sur les lyonnais n’est pas bon et l’on ne peut pas avoir envie d’une telle orientation politique sur l’ensemble du territoire.
Le virement à droite de Gérard Collomb, comme de nombreux socialistes, date de 1992, avec l’acceptation du traité de Maastricht et toutes les politiques qui en découlent. Le capitalisme est devenu son seul horizon et voilà pourquoi nous nous mobilisons pour une union d’une gauche contre cette politique néolibérale qui est destructrice.


Le GDS : Quelle est votre conception de votre futur mandat ? Comment comptez- vous relayer les luttes et les mobilisations à l’assemblée nationale ?

NPG :


Un message fort pour illustrer le propos : notre mobilisation ne s’arrête pas le 18 juin ! Elle commence le 19 juin.

La finalité est ce que l’on va faire pendant 5 ans avec les citoyens de la circonscription. C’est cette conception-là qui me semble importante, car nous sommes redevables à travers ce mandat qui nous a été confié. C’est un contrat qui s’entretient à travers différents objectifs.
Par exemple, la publication semestrielle de la nature et des montants de mes frais. C’est aussi, bien évidemment, la nécessité de rendre compte de notre travail à l’assemblée en direct et concrètement dans tous les quartiers de la circonscription, de manière égale. Oui, il faut mettre en place des permanences décentralisées pour aller rendre compte, de manière égale, au plus proche des territoires et de leurs habitants.

Au-delà du rendre compte, il est nécessaire de fabriquer la loi ensemble. L’élaboration collective du travail législatif est l’autre point majeur de ce que nous devons mettre en œuvre dès le 19 juin, tant à travers des plateformes collaboratives que des ateliers législatifs pour être dans la proximité et co-construire des lois au plus près des habitants.
Cette construction doit aussi se faire avec les jeunes car la transmission de nos valeurs, de notre projet, est absolument essentielle car je ne fais pas de la politique pour moi mais pour les générations futures.
Notre volonté est de donner aux jeunes le goût de la politique mais aussi des clés de lecture du discours politique avec des outils adaptés aux nouvelles générations.
Sur la base du volontariat, l’idée serait de mélanger des jeunes à travers un conseil de circonscription d’une trentaine de jeunes entre 15 et 20 ans grâce à une élection ou un tirage au sort, ce choix étant à débattre avec les premiers concernés.

AG :

Je pense qu’arrivées à l’Assemblée Nationale, une proposition de loi sur le logement me semblerait essentielle. Au-delà du caractère constitutionnel du droit à un logement pour tous, cette question touche de multiples thématiques. Etre mal ou pas logé a un impact global sur la vie sociale, individuelle et familiale car cela touche à la dignité. C’est une urgence car le logement structure la vie des gens dans leur quotidien et leur intimité. On n’en avait pas discuté avec Nathalie, mais intervenir sur le logement me semblerait assez exemplaire de notre combat, et déjà pour que l’Etat mette en œuvre ses propres lois comme les réquisitions de logements vacants.

NPG :

Je trouve ça chouette car j’ai été secrétaire nationale du logement au PS et que c’est un sujet qui m’est cher. Et le fait que ce soit Aline qui porte cette idée démontre bien le fond de notre accord basé sur des valeurs partagées.
Je porterais bien aussi la problématique des services publics, sujet sur lequel le PCF est très présent et c’est là aussi où l’on voit le fruit de notre travail au quotidien sur lequel se base notre projet commun.

Sur les services publics, je ne supporte plus le discours qui répète que les fonctionnaires coûtent à la société. Il faut replacer au cœur de nos politiques la notion d’intérêt général. Nous sommes toujours les premiers à râler lorsque nous attendons aux urgences à l’Hôpital ou lorsque nos enfants sont dans des classes surpeuplées.

J’aurais enfin envie de m’inscrire en tant que députée dans la commission des lois car c’est ici que nous pourrons influer et batailler contre le « laboratoire lyonnais » développé sur tout le territoire. Nous pourrions ainsi remettre en cause, par exemple, la Métropole comme elle se met en oeuvre et rééquilibrer le développement de nos territoires.

Je souhaite interroger le prolongement de l’Etat d’urgence, véritable « Patriot Act »******** et politique terriblement anxiogène.
En matière d’insécurité, n’oublions pas qu’elle concerne aussi celles et ceux qui vivent à la rue faute de logement, qui souffrent quotidiennement de toutes les formes de discriminations ou qui sont assignés à résidence dans les quartiers populaires. Ces insécurités-là n’intéressent pas Gérard Collomb.
C’est bien cette parole digne et humaniste que nous devons porter à l’assemblée nationale, collectivement avec les citoyens, pour construire des nouvelles lois, juger celles mises en œuvre et porter un autre regard, radicalement plus juste, sur le devenir de notre société.


Le site de la campagne législative 


*GRAM - Groupe de Réflexion et d'Actions Métropolitaines

** UEC - Union des Etudiants Communistes

***UNEF - Union Nationale des Etudiants de France

**** CROUS - Centres régionaux des œuvres universitaires et scolaires

*****LCS - Lyon Citoyenne et Solidaire

****** TCE - Référendum français sur le traité établissant une constitution pour l'Europe

******* Appel des 100 - Lancé le 1er mai 2016, l’Appel des 100 « Ensemble, favoriser l’irruption citoyenne pour construire l’alternative » est un appel signé par des universitaires, des artistes, des syndicalistes, des militant-e-s associatif(ve)s et citoyen-ne-s, des élu-e-s et responsables politiques (socialistes, écologistes, communistes, Ensemble, République et socialisme, Front de gauche, …) qui porte une réelle pluralité et lance le débat à gauche.

******** Le USA PATRIOT Act (acronyme traduisible en français par : « Loi pour unir et renforcer l'Amérique en fournissant les outils appropriés pour déceler et contrer le terrorisme ») est une loi antiterroriste qui a été votée par le Congrès des États-Unis et signée par George W. Bush le 26 octobre 2001.
L'un des axes centraux de ce long texte (132 pages) est d'effacer la distinction juridique entre les enquêtes effectuées par les services de renseignement extérieur et les agences fédérales responsables des enquêtes criminelles (FBI) dès lors qu'elles impliquent des terroristes étrangers. Elle crée aussi les statuts de combattant ennemi et combattant illégal, qui permettent au gouvernement des États-Unis de détenir sans limite et sans inculpation toute personne soupçonnée de projet terroriste.
Dans la pratique, cet Act of Congress autorise les services de sécurité à accéder aux données informatiques détenues par les particuliers et les entreprises, sans autorisation préalable et sans en informer les utilisateurs. (Source Wikipédia)


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