journal des communistes de la Croix-Rousse depuis 1983
NOVEMBRE 2017
débats d'idée - champs libre
Femme(s), violence(s)
par Michel S

La violence est déjà toute entière dans les rapports d'obéissance et de soumission dans lesquels se trouvent l'immense majorité des femmes dans le monde. Ces rapports iniques ont leur source dans les formes de société et de morale que les hommes ont construit, par la violence, au fil des siècles.

Partout, ou presque, la servitude et l'inégalité - sociale, ethnique, politique et confessionnelle - sautent aux yeux. Or, la femme (ou les femmes) en subi(ssen)t simultanément toutes les conséquences. La femme est au cœur de cette domination et de cette exploitation érigées en règles d'or. "Loin de pourvoir une protection adéquate aux femmes, les États, quant à eux, agissent de connivence dans ces violences, ils les couvrent ou les agréent permettant qu'elles se perpétuent sans rencontrer d'opposition." (in : "Le Monde diplomatique, mars 2001, "Violences impunies contre les femmes".) Au service de quels agents économiques travaillent donc ces États ?


Selon nous, toutes les sociétés, jusqu'à nos jours, ne sont ou n'ont été que des sociétés d'exploitation et d'asservissement du genre humain. Elles ont, par nécessité de classe, érigé en principe fondamental l'auxiliarité quand ce n'est pas l'esclavage de l'épouse au service de l'homme, décrété chef de famille omnipotent et soi-disant consacré par la parole de Dieu (sic). L'homme a, du même coup, inventé la "faiblesse" de la femme et son apodictique besoin de protection. Mais, en prétendant la secourir, on l'a, en réalité, enchaînée plus encore et plus durablement. En ce cas, loin de la mettre à l'abri, on a même accru son exposition aux violences masculines.


Que les femmes réfléchissent, et nous sommes certains qu'elles n'ont guère besoin de cette recommandation, les sociétés que nous subissons sont celles des hommes. Elles n'ont jamais été le fruit des constructions idéologiques ou morales ou économiques des femmes. Les femmes doivent agréer des systèmes qui ne sont pas les leurs - ce sont ceux des hommes ! Et ces systèmes ce sont eux qui génèrent les guerres, la misère, la faim, le désastre écologique et tant d'autres calamités. Lorsque les femmes se seront entièrement libérées, alors seulement nous pourrons parler de révolution.
Pour l'heure, ni les femmes et ni les hommes, par voie logique, ne sont libérés. Il nous reste naturellement à faire la révolution !

S.M.


1 commentaire

De Martine - Envoyé le 26/11/2017 22:30:26
C'est exactement ce dont je suis convaincue! En tous points !


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