journal des communistes de la Croix-Rousse depuis 1983
OCTOBRE 2017
Quand les élus rabaissent leur fonction à de la publicité pour un magasin de fringues
par Stéphane

« Lyon Capitale » a trouvé la bonne accroche pour illustrer sa photo : des élus lyonnais devenus « hommes-sandwichs» pour célébrer dignement l’arrivée du Veau d’Or sous les traits d’Uniqlo une marque mondialisée, standardisée et donc forcément moderne.
Et il fallait bien ça pour remercier le Sauveur d'un quartier en déshérence ! Rappelons-nous le slogan anglais, forcément anglais pour être moderne : « up in Lyon ! ».

SEPTEMBRE 2017
Pas de ménagement de nos territoires sans sortie de la métropolisation
par Stéphane

De la conférence nationale des territoires aux réductions de budgets pour les quartiers populaires et leurs habitants, Macron a abusé sur le choc des photos pour cacher le choc des maux. Et si notre petit télégraphiste du capitalisme est champion pour aligner les poncifs comme les perles, ce bonimenteur nous vend une camelote de l’ancien monde thatchérien dont le goût est dissimulé par une sauce 2.0 tout aussi indigeste.
En cette rentrée qui sera celle de la colère sociale, le « Grain de Sel » revient sur les décisions estivales de notre startuper qui confirment bien la prise de pouvoir des gestionnaires d’actifs pour le développement de nos villes et pour le démantèlement de la solidarité territoriale. Elles guideront d’ailleurs toute l’action de notre chef d’entreprise pour ce mandat reçu de 15% du corps électoral et de sa classe au pouvoir.

JUIN 2017
Nathalie Perrin-Gilbert - Aline Guitard : regards croisés sur deux engagements au service des citoyens
par Stéphane et Philippe

A quelques semaines du premier tour des législatives,le Grain De Sel a rencontré Nathalie Perrin-Gilbert et Aline Guitard .Ces deux militantes de terrain nous exposent leur parcours et leur vision politique : pour une union à gauche au delà des divergences !
MAI 2017
Gérard Collomb ou la féodalité libérale au pouvoir
par Stéphane

Le citoyen lyonnais attentif qui suit le parcours politique de notre baron ne peut sincèrement pas être surpris par son arrimage très précoce au marketing politique d’un chérubin formaté pour définitivement remplacer le projet politique d’une nation par la gestion dépolitisée d’une entreprise. Le même citoyen lyonnais ne sera pas surpris de le voir intégrer un conseil de gouvernance antiparlementaire en lieu et place d’un gouvernement qui co-construit avec les élus du peuple. Collomb utilise ce système localement depuis des décennies et nous ne pouvons que nous inquiéter de sa mise en œuvre à l’échelle nationale.
MARS 2017
Histoire de Champ Libre par ses couvertures (3)
par Gérard

(chapitre 12)
Étrangement, quand Jean-Pierre Carasso est mort le 2 février 2016, ni son dernier éditeur ni les journalistes (singulièrement celle du "Monde") n'ont rappelé qu'avant d'être traducteur, il avait publié deux livres aux éditions Champ Libre, "La Rumeur irlandaise" et "Le Travail dans les prisons". Celui-ci, écrit en collaboration avec Christine Martineau, avocate de son état, parut début février 1972 dans la collection Symptôme. Citons les premières lignes de son avertissement :
" Dernière en date des manifestations de ce qu'il convient désormais d'appeler “le malaise des prisons", la mutinerie de la centrale Ney, à Toul, revêt à nos yeux une double signification. D'une part, en s'attaquant à leurs ateliers et en brisant leurs outils, les détenus ont montré qu'on peut à juste titre considérer le travail pénal comme le centre de la répression pénitentiaire et comme le lieu privilégié de sa contestation."
J'ajoute que, pour l'avoir relu quarante-quatre ans plus tard, ce petit livre (120 pages) n'a rien perdu de son pouvoir d'évocation. Hélas ! pour les détenus...
JANVIER 2017
2000 disettes : La caste au pouvoir toujours aveugle face à la pauvreté !
par Stéphane

A la veille des agapes de la St Sylvestre, un homme est mort au cœur de l’une des places les plus huppées de France. Ce n’est pas le froid qui l’a tué, mais la rue, l’indifférence, le cynisme. Ils sont 2000 à Lyon, tous répertoriés sous la nomenclature de sans domicile fixe. Le passage à une nouvelle année n’a rien changé à cette brutalité ; l’édile lyonnais, qui se dit encore socialiste, a même refusé d’ouvrir un deuxième gymnase.*
DÉCEMBRE 2016
Le bal des prétentieux !
par Olivier

L’élection présidentielle qui s’annonce sera sans doute celle de tous les qualificatifs. C'est l’expression d’une espèce de monarchie aux multiples prétendants prêts à tout pour le pouvoir. La corruption, les combines d’appareils, les égos surdimensionnés, le narcissisme, les petites et les grandes trahisons sont désormais la normalité face aux sombres desseins qui guettent notre démocratie.
DÉCEMBRE 2016
Culture précaire
par Olivier

A l’aube d’une période électorale nationale, les acteurs culturels sont consultés. C’est le temps de la contribution aux programmes. Les nouveaux-elles élu-es invitent aux débats, écoutent parfois et les candidats-es prennent le risque de susciter des espoirs, dans un contexte lourd où la culture sert de variable d’ajustement politique. Retour sur ce contexte.
NOVEMBRE 2016
Histoire de Champ Libre par ses couvertures (2)
par Gérard

(chapitre 8)
En ce temps-là, printemps 1971, l'autre tendance du maoïsme, Vive la Révolution (VLR), dite mao-spontex, publiait TOUT, un journal (quinzomadaire) autrement amusant que la sinistre "Cause du peuple". Iconoclastes à souhait, la plupart de ses rédacteurs, parmi lesquels un ouvrier de chez Renault répondant au nom de Michel Chemin, osaient s'attaquer à tous les sujets.
AOÛT 2016
Histoire de Champ Libre par ses couvertures (1)
par Gérard

Le 29 octobre 1970, le premier titre des Éditions Champ Libre est imprimé. C'est Jorge Semprun, ami de Gérard Lebovici, qui en est à l'origine (et ce sera sa seule contribution à notre maison d'édition). Je n'y ai consenti qu'à la condition que sa couverture tranche par sa hardiesse (ce que d'aucuns appelleront : son mauvais goût). Parce que nous aimons Reiser, Alain Le Saux et moi-même lui proposons d'illustrer la prose de Khrouchtchev, ce qu'il accepte, fou de joie à l'idée de "récrire une page d'histoire".
AOÛT 2016
A Lyon, on coupe les robinets de la solidarité
par Stéphane

Aaah ! La carte postale vue du jardin des Chartreux a un côté édénique pour notre baronnie locale. L’ineptie qu’elle ânonne à longueur de communiqués de presse est ici fort bien mise en valeur : la skyline - panorama urbain sensée permettre à notre ville d’être reconnue dans la compétition économique mondiale - découpe le ciel de sa force et de sa grandeur.
Cette vue est parfaite pour ceux qui…ne veulent pas voir deux principes humains essentiels bafoués cet été à Lyon : le droit à un toit et à l’eau potable.
JUILLET 2016
Nos seigneuries locales guérissent les écrouelles et relèvent les indigents
par Stéphane

La Métropole de Lyon vient de réaliser un merveilleux publireportage qui, sous couvert d’une caution scientifique renommée, nous raconte une belle histoire dont elle a le secret : la Métropole de Lyon serait un moteur de la solidarité interterritiorale.Qu’un communiqué de presse vienne nous vendre ce travail à l’heure où M. Macron, soutenu indéfectiblement par notre baron local, tente sa révolutionnaire marche en avant est bien évidemment parfaitement fortuit.

JUILLET 2016
L’Institut français des cultures musulmanes de Lyon : la laïcité honorée
par Stéphane

Lundi 4 juillet, une large majorité des élus de la Métropole de Lyon votait une participation au financement de l’Institut français des civilisations musulmanes. L’occasion pour le « Grain de Sel » de rappeler que c’est grâce à notre laïcité, fragilisée par les communautarismes de tout poil, que nous pouvons saluer une telle décision. Elle va dans le sens de l’impérative nécessité de (re)construire une communauté de citoyens fière de racines et d’identités différentes qui façonnent notre République et notre Nation. Cette décision nous permet aussi de vilipender l’hypocrisie de M. Wauquiez qui, d’un côté, refuse de financer un projet culturel car l’Arabie Saoudite est partie prenante et qui, de l’autre côté, soutient, au nom des Républicains, la vente d’armes à ce même pays.
MAI 2016
Le pari de la sobriété et de la mesure doit trouver toute sa place dans un projet communiste
par Stéphane

Oui, il est impossible d’imaginer pouvoir réduire notre empreinte écologique sans esclavagiser les peuples si nous ne sortons pas de ce logiciel capitaliste et productiviste. Tout sera possible si nous nous tournons radicalement vers une société sobre où l’économie trouvera sa place, c’est à dire subordonnée à l’écologie sociale. La lutte des classes est plus que jamais au cœur de notre combat. Elle ne peut se satisfaire d’une opposition de forme du capitalisme, de l’extractivisme et du productivisme. Elle ne peut se baser sur des postures idéologiques de la deuxième moitié du 20ème siècle.
MARS 2016
Laissons les super-héros aux âmes d'enfants et les prophètes à celles des croyants !
par Stéphane

Il y a 60 ans, Khrouchtchev condamnait le culte de la personnalité qui entourait « le petit père des peuples » dans un rapport tenu secret lors du 20ème congrès du Parti Communiste de l’URSS. Le système collégial à tous les échelons devait reprendre ses droits pour stimuler l’initiative et l’activité de ceux que l’époque appelait les masses.
DÉCEMBRE 2015
Merde !
par Olivier

La catastrophe était inévitable et nous avons sauté dedans à pieds joints. Maintenant est venue l’heure de la lamentation, du pleurnichage et du tripatouillage. Cette bien douloureuse leçon servira-t-elle ? Hélas, pas si sûr !
NOVEMBRE 2015
L'homme qui marche
par Olivier

Avec son nouveau chantier artistique, Christiane Véricel, et la compagnie Image Aiguë répondent de belle manière à une actualité qui favorise la peur et les replis identitaires parfois violents. En ouvrant le spectacle à l'intervention du public, cette militante de l'Education populaire va plus loin que la simple création artistique et se positionne au cœur de nos débats de société.
NOVEMBRE 2015
Les parasites dorés
par Michel T

Un premier ministre, devant les débris du car, les dépouilles mutilées, qui vient déclarer avec un sanglot contenu dans la voix que c’est un « coup terrible pour la France » est un escroc émotif. Rappelons par exemple que ni lui, ni aucun membre du gouvernement, n’a eu un mot pour les deux ouvriers d’Arcelor-Mittal tombés dans une cuve de fonte en fusion à 1400°. Pas de déplacements officiels, pas de caméras, pas de sanglot retenu. Il est vrai que là, c’est un patron qui est en cause et il faut bien lui laisser le temps de tenter d’étouffer l’enquête du CHSCT.
JUILLET 2015
la poésie au contact du réel
par Michel T

Suite au grand dossier paru dans l’Huma du lundi 22 juin*, je ne sais toujours pas si « la poésie sauvera le monde » selon le titre du dossier, quoique puisse bien signifier cette très chrétienne expression, mais j’ai bien peur que ce dossier ne sauve pas la poésie.
JUIN 2015
La rue de la république devient une marque !
par Stéphane

Si « Le Progrès » (1) du 29 mai rapporte que des investisseurs privés possèdent 50% de la rue de la République, c’est surtout l’article de « Lyon Capitale » (2) du jour précédent qui présente encore plus gravement, sans aucune critique, ce que nos villes deviennent : des marques.
MARS 2015
Par négligence, la république produit des monstres
par Olivier

Ainsi des jeunes livrés à eux-mêmes sont devenus des monstres au lieu d'être citoyens à part entière. Peut-être sont ils simplement devenu le bras armé de la bêtise et de l'ignominie parce que la République les a ignoré. Même si elle ne résout pas tout, l'éducation populaire est une formidable clef d'accès à cette citoyenneté. Ce relais de l'école et des institutions de la République souffre aujourd'hui du manque de moyen et surtout du manque de volonté politique. Il est encore temps de réagir.